RÉHABILITATION D’UN IMMEUBLE POUR CRÉATION DE 7 LOGEMENTS SOCIAUX
Maîtrise d'ouvrage
RIVP
réhabilitation d'un immeuble et création de 7 logements sociaux + 1 bureau
  • localisation : 6, rue Béarn – PARIS 3e
    S.H.O.N : 480 m²
    montant travaux : 600 000 euros HT
    calendrier : Études 211 -2012 / Chantier 2014 - 2015 / livré septembre 2015
    Maîtrise d'oeuvre
    APGO (mand.) + ABN – Frédéric Batisse
    C-TEK (fluides) / CECIBAT (économie)

    L’immeuble situé au 9, rue de Béarn dans le 3è arrondissement de Paris occupe une parcelle de 93 m² à l’angle de la rue des Minimes, à proximité de la place des Vosges.Il est élevé de 4 étages sur rez-de-chaussée, avec un niveau en sous-sol partiel.

    L’immeuble était à usage d’habitation aux étages et d’un café-restaurant en RDC et sous-sol. Il comprenait 12 logements de très petite taille, desservis par un escalier accessible depuis la rue par un couloir d’entrée séparant la salle de restaurant de sa réserve.

    Le programme de la RIVP consistait en une réhabilitation destinée à restructurer les logements existants pour leur donner des conditions d’habilité correctes en termes de typologie, d’équipement et de sécurité des installations. Il prévoyait en outre la remise en état des parties communes et de l’enveloppe de l’immeuble.

    Préalablement aux travaux, un curage complet des étages de logements à été réalisé au cours des études de projet, afin d’affranchir l’immeuble des tentatives de squat. Ce curage a été mis à profit pour mener une campagne de sondages qui a permis de mieux appréhender les ouvrages et installations à réparer ou à remplacer, en mettant à nu l’ossature de l’immeuble. Ainsi, les solives des planchers, les pans de bois des façades, ont pu être examinés un à un pour déterminer les prescriptions à prévoir pour chacun d’eu : conservation en l’état, réparation ou remplacement. A la faveur de cette période d’analyse et de sondage, nous avons pu remarquer sur certaines pièces de charpente ou d’ossature des traces de vrillette. Le diagnostic parasitaire qui a suivi a en effet révélé la présence de mérule et de vrillette dans la structure de l’immeuble, rendant nécessaire une réfection complète de tous les planchers, y compris celui séparant le restaurant en activité des logements. Ce sujet a fait l’objet d’une démarche et d’une mise en œuvre particulières, visant à curer les éléments de plancher détériorés et à reconstituer un plancher neuf par le dessus pour permettre la continuité de l’activité du restaurant.

    La restructuration totale des logements a permis la création de gaines techniques accueillant notamment la VMC créée dans le cadre de l’opération, et de gaines palières aux normes regroupant les colonnes montantes, les services généraux,  les compteurs, accessibles depuis chaque palier.

    A partir du R+2, les 3 logements existants de chaque étage ont été restructurés en 2 logements de type T1 avec des espaces de vie adaptés. Au R+1, un seul logement est créé, le reste de l’étage étant occupé par un bureau lié au restaurant. Le programme du projet comprend ainsi 7 logements sociaux se développant sur 315m² de SP environ.

    L’escalier de l’immeuble a été également restructuré. Souffrant d’un décrochement par rapport au mur de façade en mitoyenneté et présentant un fort affaissement, il a dû être reconstruit volée par volée, en bois. Il a été doté d’un garde-corps aux normes, et d’une main courante neuve.

    Les parties communes, bien que réduites à un couloir d’entrée et à un palier à chaque étage, ont fait l’objet d’une attention particulière dans le projet à travers un travail d’accompagnement par la couleur mené depuis la rue jusqu’au dernier étage : un jeu de touches oranges (numéro de rue, boîtes aux lettres, portes palières, rampant sous toiture en haut de l’escalier) ponctue cet ensemble traité en gris foncé avec le bois de l’escalier. Une note chaude et contemporaine qu’accompagnent des luminaires en tubes fluos, dans un ensemble caractérisé par la simplicité et la modestie de ses dispositions d’origine.

    C’est un immeuble sans prétention ni ostentation, qui conserve, malgré son état sanitaire en démarrage d’opération, sa présence discrète à deux pas de la place des Vosges. Il abrite désormais 7 studios aux proportions généreuses, dont un au dernier étage bénéficiant en outre du volume des combles et d’un beau noeud de charpente apparent qui lui ont été attribués en cours de chantier.

     En termes de performances énergétiques, l’opération a visé à répondre au mieux aux exigences du plan climat de la Ville de Paris, en réhabilitation (80kW/h/m²/an). Toutefois, l’obtention de ce taux de CEP était inatteignable, compte tenu notamment de l’impossibilité de réaliser une isolation par l’extérieur en raison de l’alignement et des modénatures de la façade. Par ailleurs, l’absence de local technique et de surface disponible pour en créer un a rendu impossible la mise en œuvre d’un système de chauffage performant de type gaz collectif à condensation.

    Le choix de l’énergie de production d’eau chaude et de chauffage s’est donc porté vers l’électricité, avec des panneaux rayonnants, permettant néanmoins d’améliorer de 60% la CEP de l’immeuble.

  • localisation : 6, rue Béarn – PARIS 3e
    S.H.O.N : 480 m²
    montant travaux : 600 000 euros HT
    calendrier : Études 211 -2012 / Chantier 2014 - 2015 / livré septembre 2015
    Maîtrise d'oeuvre
    APGO (mand.) + ABN – Frédéric Batisse
    C-TEK (fluides) / CECIBAT (économie)

    L’immeuble situé au 9, rue de Béarn dans le 3è arrondissement de Paris occupe une parcelle de 93 m² à l’angle de la rue des Minimes, à proximité de la place des Vosges.Il est élevé de 4 étages sur rez-de-chaussée, avec un niveau en sous-sol partiel.

    L’immeuble était à usage d’habitation aux étages et d’un café-restaurant en RDC et sous-sol. Il comprenait 12 logements de très petite taille, desservis par un escalier accessible depuis la rue par un couloir d’entrée séparant la salle de restaurant de sa réserve.

    Le programme de la RIVP consistait en une réhabilitation destinée à restructurer les logements existants pour leur donner des conditions d’habilité correctes en termes de typologie, d’équipement et de sécurité des installations. Il prévoyait en outre la remise en état des parties communes et de l’enveloppe de l’immeuble.

    Préalablement aux travaux, un curage complet des étages de logements à été réalisé au cours des études de projet, afin d’affranchir l’immeuble des tentatives de squat. Ce curage a été mis à profit pour mener une campagne de sondages qui a permis de mieux appréhender les ouvrages et installations à réparer ou à remplacer, en mettant à nu l’ossature de l’immeuble. Ainsi, les solives des planchers, les pans de bois des façades, ont pu être examinés un à un pour déterminer les prescriptions à prévoir pour chacun d’eu : conservation en l’état, réparation ou remplacement. A la faveur de cette période d’analyse et de sondage, nous avons pu remarquer sur certaines pièces de charpente ou d’ossature des traces de vrillette. Le diagnostic parasitaire qui a suivi a en effet révélé la présence de mérule et de vrillette dans la structure de l’immeuble, rendant nécessaire une réfection complète de tous les planchers, y compris celui séparant le restaurant en activité des logements. Ce sujet a fait l’objet d’une démarche et d’une mise en œuvre particulières, visant à curer les éléments de plancher détériorés et à reconstituer un plancher neuf par le dessus pour permettre la continuité de l’activité du restaurant.

    La restructuration totale des logements a permis la création de gaines techniques accueillant notamment la VMC créée dans le cadre de l’opération, et de gaines palières aux normes regroupant les colonnes montantes, les services généraux,  les compteurs, accessibles depuis chaque palier.

    A partir du R+2, les 3 logements existants de chaque étage ont été restructurés en 2 logements de type T1 avec des espaces de vie adaptés. Au R+1, un seul logement est créé, le reste de l’étage étant occupé par un bureau lié au restaurant. Le programme du projet comprend ainsi 7 logements sociaux se développant sur 315m² de SP environ.

    L’escalier de l’immeuble a été également restructuré. Souffrant d’un décrochement par rapport au mur de façade en mitoyenneté et présentant un fort affaissement, il a dû être reconstruit volée par volée, en bois. Il a été doté d’un garde-corps aux normes, et d’une main courante neuve.

    Les parties communes, bien que réduites à un couloir d’entrée et à un palier à chaque étage, ont fait l’objet d’une attention particulière dans le projet à travers un travail d’accompagnement par la couleur mené depuis la rue jusqu’au dernier étage : un jeu de touches oranges (numéro de rue, boîtes aux lettres, portes palières, rampant sous toiture en haut de l’escalier) ponctue cet ensemble traité en gris foncé avec le bois de l’escalier. Une note chaude et contemporaine qu’accompagnent des luminaires en tubes fluos, dans un ensemble caractérisé par la simplicité et la modestie de ses dispositions d’origine.

    C’est un immeuble sans prétention ni ostentation, qui conserve, malgré son état sanitaire en démarrage d’opération, sa présence discrète à deux pas de la place des Vosges. Il abrite désormais 7 studios aux proportions généreuses, dont un au dernier étage bénéficiant en outre du volume des combles et d’un beau noeud de charpente apparent qui lui ont été attribués en cours de chantier.

     En termes de performances énergétiques, l’opération a visé à répondre au mieux aux exigences du plan climat de la Ville de Paris, en réhabilitation (80kW/h/m²/an). Toutefois, l’obtention de ce taux de CEP était inatteignable, compte tenu notamment de l’impossibilité de réaliser une isolation par l’extérieur en raison de l’alignement et des modénatures de la façade. Par ailleurs, l’absence de local technique et de surface disponible pour en créer un a rendu impossible la mise en œuvre d’un système de chauffage performant de type gaz collectif à condensation.

    Le choix de l’énergie de production d’eau chaude et de chauffage s’est donc porté vers l’électricité, avec des panneaux rayonnants, permettant néanmoins d’améliorer de 60% la CEP de l’immeuble.